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Remzcore : « J’avais vraiment l’impression de retrouver le monde de la rave et putain c’est bon ! »

Remzcore fera partie de la jolie programmation de la Born to Rave de demain soir. Pour l’occasion, il a répondu à nos questions.

  1. Ça fait désormais plusieurs fois que les lieux de fêtes ferment. Comment vis-tu ces périodes de vide en terme de scène ? Est-ce que ça te permet de te concentrer sur la création ou au contraire, ça ne t’aide pas à trouver l’inspiration ?

Déjà salut à tous ! De mon côté, j’ai surtout été affecté par les fermetures, surtout au début de la pandémie. Comme tout le monde, je ne voulais pas y croire. Puis un an a passé, je m’étais adapté voire résolu à une vie sans dates et sans concerts. En plus, je n’ai jamais eu beaucoup de dates donc le manque n’est pas le même.

J’étais stressé comme tout le monde, surtout pour les collègues et amis organisateurs qui je pense, ont pris bien plus cher pendant cette lourde période.

Pour être honnête, je suis un vrai gamer de base donc mes dates les week-ends ont été compensées par les jeux vidéos. J’ai repris World of Warcraft avec ma femme et le jeu de rôle avec les potes, c’était cool. J’avais même plus de vie sociale en pleine pandémie c’est pour te dire !
Et niveau créativité, pour moi ça n’a rien changé, c’était bizarre de ne pas pouvoir tester les tracks sur un dancefloor avant de les sortir, puis on s’habitue.

  • Comment vis-tu la réouverture des clubs ? Qu’est-ce que l’on ressent après une grosse périodesans se produire en live ?

La première bouffée d’air ça a été la Dream Nation, j’avais vraiment enfin l’impression de retrouver le monde de la rave et putain c’est bon ! C’est un peu comme après un long séjour loin de chez toi, quand tu reviens enfin c’est « home sweet home ».

  • Entre Final Space et Rick & Morty, les séries animées sont-elles une vraie source d’inspiration pour toi ? Quelles sont tes autres sources d’inspiration ?

Effectivement, la pop culture est une grosse inspiration pour moi. Si tu cherches un peu dans ma discographie, tu trouveras pas mal de samples tirés de Dexter, Star wars, League of Legend, Starcraft ou encore Gotham. Mon côté geek influence également beaucoup mes créations. Je vois ma musique un peu comme un jeu vidéo. Y a des phases de crowd-contrôle et d’autres phases de DPS.

Sinon, j’ai un peu bossé dans les trailers de cinéma, c’est aussi un milieu qui m’inspire, comme la pop indé ou la cinématique pop.

  • Ta dernière sortie « Sweater Weather » nous offre une belle mélodie. Quelle est l’histoire de cette track ?

C’est l’histoire d’un TikTok que j’ai fait pour l’anniversaire de ma femme et qui est parti en couille ahah. Pour t’expliquer un peu le contexte, je savais qu’elle avait flashé sur cette track de The Neighbourhood. Et pour son anniversaire en 2021, j’ai eu l’idée de lui faire une petite reprise à ma façon sur TikTok. Depuis que je l’ai posté, il n’y pas un jour où je ne recevais pas un message me demandant de la sortie en version complète !  J’ai donc contacté un chanteur pour en faire une cover et la sortir sur Spotify.

  • Tu as aujourd’hui conquis la scène de la hard music au-delà des frontières françaises. Comment ça s’est passé et comment l’as-tu vécu ? Qu’est-ce que ça t’apporte aujourd’hui ?

Je ne dirais pas que j’ai conquis la scène au-delà des frontières sauf si tu fais référence au top 100 Masters Of Hardcore où effectivement j’ai réussi à y placer 7 tracks, pour ma plus grande fierté ! Du côté festival aux Pays-Bas en 2022, je n’ai été placé sur aucune date, cela faisant sans doute suite au report des line-up de 2020 et 2021.

Cela dit avec mes labels « Remz Roster » et « Coffee Break », je suis clairement en train de conquérir les écouteurs des auditeurs vu les streams sur les différentes plateformes d’écoute !

  • La musique « Underrated » semble particulièrement personnelle sur ce sujet. Tu t’es déjà senti « invisible », ou as-tu eu du mal à trouver ta place ?

Oui, c’est un morceau ultra personnel. Pour te faire une idée, j’ai commencé à mixer en 2005, à avoir mes premières dates locales en 2009, et la hype n’arrive qu’en 2021. Je suis prêt à parier que la plupart des lecteurs ne me connaissaient pas d’avant 2018. Le chemin a été particulièrement long et difficile pour en arriver là.

Ce qui m’a poussé à lancer ce morceau, ce sont les commentaires des auditeurs sur Youtube. Malgré la fréquence des sorties des tracks et des clips toujours plus travaillés, beaucoup de personnes ont remarqué que j’apparaissais peu sur les line-up. Je voyais sans cesse des commentaires du genre « Remzcore is underrated. »

  • À la Born to Rave de Paris, tu seras aux côtés d’artistes français, dont certains sont implantés depuis très longtemps, notamment Radium. Qu’est-ce que ça fait de partager la scène avec une programmation full française ?

Franchement, il y a un raz de marée sur la scène Hard française. Les scènes sont de plus en plus folles et les artistes français de plus en plus badass. Il y a une french touch qui se redessine et comme à son habitude, elle est très créative et imprévisible.

  • Quels sont les artistes qui t’ont inspiré et ceux qui continuent à le faire ?

Mon groupe préféré c’est The Prodigy. Le son oldschool et modern en même temps c’est ma came. Le dernier album est une masterclass et j’espère qu’ils reviendront en force malgré la perte de Keith, un des frontman.

Question hardcore, je dis toujours que mes papas c’est 3 steps Ahead et The Speed Freak et je pense que ça s’entend dans mon son.

Sinon, je suis très éclectique dans la musique que j’écoute mais pointilleux sur mes goûts. Pour en citer quelques genres, je dirais du trap (Apashe, Egzod, Besomorph), de la pop indé (Skott, Neoni), de l’électro (The Glitchmob, Feed Me) et même de l’epic music orchestral (Audiomachine, Two Steps From Hell, Hiden Citizen).

  • Parle-nous de tes prochaines scènes à venir !

Ce que l’époque merveilleuse que nous vivons m’a appris, c’est de ne pas faire de plans trop loin, je vais donc te parler de la « Born To Rave » au Glazart ce week-end, ça sera déjà bien !

On va essayer de monter un show hakken avec les potos Jyksoh et Krhakken, les mêmes qui sont dans mon dernier clip : Gabber = Art et du coup j’espère que vous allez kiffer.

Merci pour l’interview, merci aux lecteurs, hésitez pas à passer dans mon discord si vous voulez tchater un jour !

Peace 👊

Remz

Pour prendre vos tickets pour la Born to Rave, c’est ici que ça se passe.

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