Focus

L’édition 2021 de la Dream Nation a mis la barre très haute

On ne s’attendait pas à une réussite de cette ampleur.

©Designatic
©Aurélien Papa

Habitués du Dream Nation Festival pour sa programmation de qualité chaque année, on était très curieux de voir cette nouvelle édition se produire, après une année d’absence. Avec un nouveau lieu, puisque le festival a investi le Bourget, et une nouvelle configuration (scènes départagées sur deux jours), beaucoup de nouveautés étaient au programme. Spoiler : une soirée du vendredi soir complètement folle.

Une programmation de taille

On connaissait déjà les artistes annoncés depuis plusieurs mois et côté timetable, on ciblait un passage par BPM avec d’abord Venom en B2B avec Vortek’s, puis trois heures de raw avant de passer au hardcore et frenchcore, avec un bon gros closing uptempo. Si la programmation nous a tout de suite motivé à venir, la timetable, elle, nous a un peu déçue en raison de l’enchaînement Act of Rage, Warface et Rooler aussi tôt (avant minuit !). Mais dans les faits, l’ordre de passage est logique. Et finalement, plus tôt on est régalé, mieux c’est !

Rendez-vous donc dès 20 heures avec le gagnant du warm-up hard music Insuspect pour enchaîner avec un set en duo de Vortek’s et Venom qui nous a tabassé comme il faut dès le début. On se souviendra notamment d’un remix de la Marche Impériale de Star Wars avec des gros kick core. Juste derrière, Act of Rage est déjà prêt à prendre les manettes de la scène et chauffe le public comme il faut ! Sans surprise, il enchaîne tous ses classiques et la foule connaît tout par cœur. Dommage qu’il soit toujours dos à la scène pour faire ses vidéos.

Juste derrière, Warface récupère les platines et balance, comme à son habitude, un set varié avec des petits passages bass music qu’on affectionne tant. On aura le droit à Switchblade, Last Resort mais également sa dernière release avec Dither et Deadly Guns We always rise. À minuit, Rooler débarque et atomise tout avec une heure de kicks violents et saturés qui retournent la tête de tout le monde. C’est clairement un de nos sets coup de cœur de la soirée, avec une petite mention pour Hammertime, son bootleg de Kingping ou encore Lalalalalala de High Level (Sickmode edit).

©tribudenuit.com
©tomophotograpics

Il est une heure et la Dream Nation atteint bientôt son heure de pointe et pour autant, la circulation au Bourget est totalement fluide, la queue au bar est tout à fait supportable et même si les toilettes sont plutôt blindés, il y en a suffisamment sur tout le site pour que ce soit soutenable (cependant, avec une envie pressante chez les femmes, il faut s’armer d’un petit peu de patience). C’est au tour de Mad Dog et d’Anime d’enflammer la scène, un B2B qu’on a l’habitude de voir pour les habitués de soirées hard. Les deux artistes de Dogfight Records nous envoient bon gros hardcore accompagné de ses fameux synthés avant d’enchaîner trois heures de hard music à la française avec Le Bask, Maissouille B2B Radium et Remzcore. De bonnes surprises de tous les côtés avec une dominance frenchcore qui nous a offert quelques classiques qui font toujours plaisir à entendre, comme Disorder de N-Vitral et Dr.Peacock par Le Bask ou les célèbres DabeDie ou I’m a pickle de Remzcore.

Arrive enfin (déjà ?) l’heure du closing qu’on attendait tant, à la base avec The Satan, qui a finalement été remplacé par F.Noize (et ce n’était pas sans nous déplaire). Et la boucherie tant attendue a bel et bien eu lieu avec de la très bonne uptempo tout droit sortie des enfers : F.Noize ne s’arrête jamais ! De Gabberz in Paris à Double head snake, il envoie des rafales de kicks dans tous les sens jusqu’au levé du jour. C’est après une heure de violence absolue, l’apothéose, que la musique s’arrête et que la première soirée de la Dream Nation touche à sa fin, à notre plus grand regret. On ressort avec les jambes éclatées, les oreilles un peu fatiguées et on est peut-être désormais atteints de démence après s’être pris pas moins de 11 heures de son dans la tête.

Après six éditions depuis 2014, une année de vide total pendant la crise du Covid, Dream Nation a fait un retour fracassant et inattendu, avec une organisation parfaite (S/O les casiers à l’entrée, fini les galères de vestiaires), une gestion des flux de personnes parfaite, un site en plein-air incroyable (svp on veut le Bourget tous les ans). Pour ce qui est des scènes, de la programmation et de la scénographie, rien n’est vraiment à redire, si ce n’est un son parfois trop faible selon les endroits. Dream Nation a su organiser une soirée à la limite de la perfection, sans accroc. La barre a été placée très haute et on a hâte de voir ce qu’on nous réserve l’année prochaine. Nous, on reviendra, c’est évident.

%d blogueurs aiment cette page :