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Interview : JKLL viendra enflammer la Born to Rave !

JKLL de son vrai nom Julien, fera partie de la scène du Trabendo le 22 février prochain à l’occasion de la Born to Rave. L’occasion de discuter avec ce jeune DJ frenchcore de 28 ans de son parcours qui a débuté il y a 12 ans dans la musique. Interview.

L’artiste qui t’inspire le plus ? 

Impossible de répondre à ça… Trop de talents, dans tous les domaines… La musique est pour moi une véritable langue qu’il faut apprendre à écouter et à comprendre. Il y a de la beauté dans le hard metal et de la violence pure dans le classique, j’ai trop d’influences pour n’en citer qu’une, mais pour donner une idée, je vous laisse quelques noms : Hans Zimmer, N-Vitral, Alexandra Stréliski, Sub Zero Project, Dj Snake, Swift Guad, Stromae, Igorrr.. Et je pourrais en donner bien d’autres encore !

Le festival que tu aimes le plus faire en tant que public ? 

Ozora, Freedom Fest.. Chez les tranceux souvent, pour plusieurs raisons, d’abord parce que quand je fais un festival en tant que public c’est que je suis en vacances, et donc je ne vais pas dans ceux où je vais pour jouer. Ça revient encore à chercher une certaine diversité musicale, c’est le futur ! Et j’aime le concept de festival sur une semaine complète, ce qui permet de rencontrer les gens et de créer des liens plus facilement que sur des concepts d’une soirée ou d’un week-end. Je rêve d’un festival hardcore sur 7 jours, ce serait le paradis pour moi.

Le festival que tu aimerais le plus faire en tant qu’artiste?

Tomorrowland, Defqon.1, Masters Of Hardcore, Dominator.. Ils font tous rêver les uns autant que les autres…

Mon rêve, je crois, maintenant, c’est surtout de continuer à faire jumper les foules aux 4 coins du monde, que ça soit dans un club japonais qui accueille 300 personnes ou un festival brésilien de 20 000 personnes, le plaisir est le même ! Bon, même si c’est vrai qu’intérieurement, faire des grands festivals comme j’ai cité ci-dessus, ça fait vraiment quelque chose d’indescriptible et de valorisant ! C’est la seule vraie façon de savoir ce que peut provoquer sa musique sur des foules de gens et c’est intense !

La chose que tu aimes le plus dans le milieu hard ? 

L’ouverture musicale ! Le hard explore tout style de musique et c’est que j’aime le plus chez lui. Je me surprends à composer de la trap, de la drum’n’bass, de la techno, de la hardpsy, du hip-hop, du rock.. et ce, toujours incorporés dans des tracks hardcore ou frenchcore à 200 BPM ! C’est mon grand délire du moment d’ailleurs, de casser le BPM, mon set tourne entre 200 et 220 BPM en général mais il retombe très souvent à 150, 160, 170, c’est ce qui réveille la foule et il le faut sur une heure ! Un concert rock a souvent des berceuses et à contrario, un concert de classique à souvent des passages très rapides et entraînants ! Je m’en inspire beaucoup car presque tous les styles viennent de là, voir tous ! 

La chose que tu aimes le moins dans le milieu hard ?

Honnêtement, les soi-disant puristes, mais comme dans tous styles confondus. Qui sont juste, pour moi en tout cas, enfermés dans leur délire et incapables de s’ouvrir à celui des autres.. Alors que la plupart des gens ont compris que le changement, l’évolution, la fusion de styles, les mélanges de sonorités représentent le futur, et c’est que je soutiens corps et âme ! Il suffit de voir des ascensions comme le pote Billx, qui lui l’a compris et qui a fusionné le monde de la trance à celui du hardcore, ou Dr Peacock avant lui qui a rendu le frenchcore plus digeste, plus commercial et donc plus écouté du grand public. Je respecte énormément leur travail et la façon dont ils ont propulsé notre style ! Et c’est pareil pour bien d’autres, Radium bien sûr en premier lieu qui a créé le style lui-même, mon frangin Maissouille qui le propulse partout dans le monde depuis plus 15 ans et qui a créé Hardcore France dont je fais partie, encore un vent nouveau pour le hard en France !  

Avec quel artiste tu aimerais le plus partager une scène ?

Honnêtement… Je ne peux pas répondre un nom précis. J’ai plusieurs fois partagé des scènes avec des artistes de renoms sans forcément pouvoir leur parler, et c’est l’échange qui m’intéresse vraiment. En revanche un petit restau avec n’importe lequel d’entre eux c’est avec grand plaisir ! *rires*

Ce que je veux dire c’est que je les vois plus comme des frères, des amis, des potes ou des collègues de taff. Les voir bosser, c’est instructif, enrichissant et c’est toujours aussi agréable mais c’est de discuter de la musique avec eux qui m’attire le plus maintenant.

Le souvenir de scène qui t’a le plus marqué ?

La danse et l’acclamation du public brésilien en avril au Atlantic Festival et en septembre au Yanomami ! C’est vraiment le pays de la danse, du carnaval et de la fête, et voir un public jumper comme des dingues et hurler presque à chaque drop pendant une heure c’est tellement jouissif ! Le Ground Zéro et le X-Massacre ont tous les deux été pour moi des rêves qui se réalisent aussi. Le Japon également, complètement fou.. Cette année a été un rêve de A à Z, difficile de sélectionner un seul moment en vérité.

Le morceau que tu as le plus écouté ?

Récemment, je dirais « Back and Forth » de Da Tweekaz, un des seuls que je joue dans mes sets à part du UNIT et du JKLL. Ou « The Heartless » de Tha Playah et Angerfist, que je vais sûrement très bientôt rentrer dans le set en mashup aussi. Dans toute ma vie je dirais, Cypress Hill, Les Bérus, Yann Tiersen, Massilia Sound System et Micropoint… C’est vaste, mais sur une vie, impossible d’être plus précis pour ma part.

Le kick qui te surprend le plus ? 

Elles sont difficiles vos questions ! *rires* C’est pareil, il y a en trop pour n’en choisir qu’un, et trop de paramètres sur le kick ! Certains punchs me collent, des fois, c’est plus dans l’attaque, des fois dans le tail.. Tout dépend de plusieurs choses, le tempo, le genre, l’état d’esprit du moment.. etc. Les kicks de Sub Zero Project sont tous fous, les bass wobble de Eliminate sont sortis de l’espace, les saturations de Ampzer sont ultra détaillées, le groove des kicks hardpsy de mon frérot Creeds ou des poulets les Binary Squad me font vibrer à tous les coups et bien sûr, la précision des basslines de Noisia est une petite perfection auditive ! « Gassed up » de Jauz et Dj Snake est incroyable d’originalité dans les kicks aussi.

Le public que tu as le plus aimé ?

Comme je disais au-dessus, c’est le public brésilien qui, pour moi, est le plus fou à voir en tant qu’artiste ! La danse est dans leurs gènes ! Le Japon aussi, dans leur passion du hard, ils hurlent, ils tapent, ils chantent : c’est fou à voir. Mais la taille des scènes était incomparable, c’est donc difficile à juger… Les deux sont au top 1, et la France en top 2 car elle compte largement son lot de passionnés. C’est pour eux que j’ai commencé dans les champs du Grand Ouest et je n’oublierai pas.

L’événement passé que tu as loupé mais que tu aimerais le plus faire ? 

Woodstock, un concert de Queen, Ray Charles au piano dans un fond du bar, Les Bérus, Mano Negra, Run DMC, Rage Against The Machine..  Y’en a trop aussi je crois, mais les plus fous sont là !

L’évolution de carrière que tu aimerais le plus avoir ? 

Que dire.. Je remercie la vie tous les jours pour ce que la musique m’a déjà permis de vivre. Alors, pour être le plus humble et le plus franc possible, j’aimerais juste que tout continue comme ça a commencé, que j’ai la chance de pouvoir enrichir mes connaissances et développer une musique de plus en plus précise et percutante, puis partir pour retourner des dancefloors aux quatre coins du monde ! La musique, le voyage, l’amour (de ma femme pour ma part), c’est tout ce que je souhaite pour la suite de ma vie et pour celle de tous mes frangins ! Ils se reconnaîtront.

Longue vie au hardcore, ce n’est que le début !

Découvrez ou réécoutez la dernière sortie de JKLL « Gold Ep » sur Audiogenic, son Soundcloud et aussi son Facebook et Instagram.

Retrouvez-le bientôt sur le dancefloor à la soirée Born to Rave au Trabendo à Paris samedi 22 février ! Plus d’informations ici

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