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Pourquoi la Dream Nation 2019 était l’édition la plus réussie

Ça va, vous, les acouphènes ?

On ne va pas se mentir : chaque année a eu son lot de couacs. Troisième guerre mondiale aux vestiaires, entrée catastrophique, accès aux salles bloqué. Mais cette année, l’organisation du main event du Dream Nation Festival a été travaillée dans les moindres détails.

Crédits : Shloyd Production

D’abord, une entrée changée de place. Cette année, elle s’est faite du côté de la scène hard, contre la scène bass l’année précédente. Le lieu s’y prête par sa largeur, au sacrifice du célèbre manège mais sincèrement : on s’en remettra. En entrant, on retrouve la grande place parsemée de food trucks, stands de prévention et même d’une petite scène techno surprise. Tous les accès sont fluides, et on expulse les nôtres avec facilité puisque des toilettes sont disposés un peu partout pour éviter la queue aux scènes. Pour dégorger les entrées, un passage a été créé entre la scène bass et la scène trance : une première ! Et autre nouveauté : la Dream Nation n’est pas présentée comme « l’after Techno Parade ». Résultat : il y a moins de personnes complètement shlag en rentrant. Et ce n’est pas plus mal !

Et le hardcore dans tout ça ?

Pour les fans de hard music, la soirée était très attendue, puisque cette année, la programmation avait de quoi nous assoiffer de basses. Après une entrée en matière fracassante de Meggido puis de X-Pander, le double duo Malice/Rebelion débarque sur scène pour nous assomer de leurs kicks raw. Ils nous régalent d’un des meilleurs sets de la soirée : edits, exclus, Bring the panic, The Extreme, N.S.G… Bref, clairement une belle entrée en matière avant de laisser place à Radical Redemption.

Pour ce dernier, des visuels avaient été préparés pour certains de ces sons, comme America, ou encore Brutal 7.0. Son logo flotte même en arrière-plan. Rien n’est laissé de côté, pas même les lumières, et le son est bien réglé. Le papa de la raw nous régale (et il était en forme !)

S’enchaînent ensuite Neophyte B2B Rob Gee B2B Tieum pour un set hardcore old school avec ses synthés et ses mélodies si caractéristiques. Juste après, N-Vitral prend les commandes de la scène et nous envoie le meilleur set de la soirée, le plus quali. Au programme : Out of the Frame, Trip to Holland, Vault of Violence, Gangsterizm et son drop fait maison sorti de nulle part. Une heure de pure violence, avec un final uptempo/terror comme il faut. Et il fallait en profiter, parce que juste après, Dream Nation nous offre une petite pause avec l’arrivée de Billx. Si l’artiste est très apprécié d’un plus large public, il reste tout de même plutôt étrange de le placer entre N-Vitral et Partyraiser… Son set ravira les fans de hardtek et de tribecore, avec, au menu, les plus grands tubes du français, à l’image de Naarayanaa, ou encore Psy to Hard – son fameux mélange « trance to core » qui fait toujours son petit effet.

Parfois, on se demande si le sound system est bien réglé : les basses ne semblent pas assez puissantes par rapport aux aigus tandis que, au fond, on n’entend que la résonance du hangar, et devant… On devient sourd. On a décidé de devenir sourds, à la plus grande tristesse de nos oreilles (qui nous le feront payer en rentrant). Pour la fin de la nuit, Partyraiser balance un set uptempo fracassant et on se laisse terminer par Andy The Core et ses drops frenchcore inattendus. Malheureusement, Lady Dammage a laissé place vide à ses côtés : elle est restée bloquée suite à une tempête.

Pour la sixième année consécutive, et cinquième édition pour nous, le bilan reste toutefois plus que positif avec des belles surprises côté organisation. Les 15.000 teufeurs ont pu s’adonner à un tapage de pied dans les règles de l’art, et retourner encore une fois les immenses Docks de Paris. On ressort plus exténués que jamais, mais bon… N’a-t-on pas un an pour s’en remettre ?

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