Focus

Pari réussi pour le Cosmos Festival

C’était loin d’être parfait, mais c’était surtout loin d’être raté.

Greazy Puzzy Fuckerz sur la Quasar Stage – Crédits : Shloyd Production @shadesofshade_photo

On ne savait pas trop à quoi s’attendre. Pour sa deuxième édition, le Cosmos Festival avait promis une programmation jamais vue pour chaque scène, un système son signé Void, un site incroyable, un camping avec terrain de football, de volley-ball et un bar sonorisé… Bref, le festival s’annonçait parfait. Pour tout vous dire, on y allait même à demi-convaincus, en se demandant : « Où est-ce que ça va foirer ? »

Eh bien on n’avait pas forcément tord. Il y a eu quelques cafouillages. Et ça commence dès l’ouverture du camping le vendredi, qui était censée se faire à midi, et qui n’a ouvert finalement qu’aux alentours de 14 heures. À l’arrivée, on le remarque tout de suite : le camping est petit, les toilettes sont peu nombreux, il y a vingt douches à tout casser… On se pose quelques questions. Une fois le camping ouvert, l’entrée se fait sans encombre, et il y a de la place sur le camping jusqu’au soir où les festivaliers finissent par s’entasser. Tout au fond, l’allée centrale n’existe plus, et le terrain de football a déjà laissé sa place à des tentes. Pour ce qui est des toilettes du camping, le samedi matin, ils sont impraticables si on est dotés d’une vue et d’un odorat. D’autres petits problèmes rentrent en compte, comme le retard pour l’ouverture du festival le samedi midi. Certains se plaindront de l’impossibilité de faire des allers-retours entre le camping et le parking entre minuit et midi : pourtant, ils étaient prévenus !

Un site fantastique sonorisé 100% Void

Pourtant, ces petits problèmes d’organisation n’ont en rien gâché l’expérience offerte par le festival. Il n’y a rien à dire : le taff y est. Chaque scène est sonorisée Void Acoustics, et est parfaitement réglée. Les scènes sont petites, sans décorations mais certaines sont dotées de jolis mapping (comme la scène trance) ou d’écrans qui diffusent des visuels plutôt impressionnants (comme sur la scène bass).

Côté spot, le parc du château de Buigny-Saint-Maclou est parfait. Les deux plus grosses scènes, la Nebula (techno) et la Quasar (hardcore) sont placées chacune d’un côté de la façade du château. À chaque nouvelle journée, le site est parfaitement nettoyé et malgré la pluie, aucune gadoue party n’est à déplorer ! La Pulsar Stage, scène bass music, est la plus petite des quatre mais se trouve dans un petit coin au milieu des pommiers – ce qui lui donne un charme unique – et son sound system tape très bien. Malgré sa taille, on a donc tout de même envie d’y rester. Pour la scène trance, la Magnetar, c’est probablement la moins accueillante par sa position – juste à l’entrée du festival – et son cadre moyen.

La Quasar Stage le dimanche après-midi – Crédits : Shloyd Production @shadesofshade_photo

Mais combien à coûter cette programmation ?

Côté line-up… que dire ? Pour sa deuxième édition, le Cosmos Festival a tapé très fort, avec une programmation digne des plus gros festivals – et ce, sur chaque scène. Côté hard music, on a retrouvé Dr Peacock, Anime, Noize Suppressor, Warface, Sefa, Mad Dog, N-Vitral, Chaotic Hostility, NSD, GPF… C’est clairement du haut niveau. Et les performances des artistes étaient bel et bien au rendez-vous.

Et du coup, c’était comment ?

Le vendredi soir, petit souci de dernière minute : Rooler est remplacé par Act of Rage, et E-Force, censé joué juste avant Act of Rage, est en retard. Les deux sets sont donc échangés. En arrivant devant la scène, nous sommes prêts à voir E-Force jouer puisque les panneaux affichent son nom, mais c’est Act of Rage qui est à la place… On ne comprend plus rien.

Ce dernier nous offre d’ailleurs un set de folie, et ce malgré les torrents de pluie qui frappent les festivaliers. S’en suivent E-Force, Delete, Furyan, N-Vitral, Mad Dog, Maissouille, Dr Peacock, Orian et Chaotic Hostility. Les trois derniers régalent le public d’une violence inégalée pendant la soirée : d’abord Dr Peacock et ses tubes, ses kicks sortis de nulle part et son terror final de fou furieux, puis Orian et son uptempo des enfers puis Chaotic Hostility et leur set qui achève tout le monde.

Le samedi, le festival était censé commencer à 13 heures mais les portes n’ont finalement ouvert qu’une heure plus tard devant des festivaliers pour le moins… affamés ! Côté programmation, pas de souci à déclarer pour la journée du samedi. Les choses sérieuses commencent à 18h30 avec Caine, suivi d’un set d’1h30 de Darktek (Darktek après Caine, really ?) et s’enchaînent avec du très sérieux : Noize Suppressor, Anime, The Whistlers, Remzcore… Puis vient le moment de NSD. Probablement l’un des set les plus énervés, avec au moins vingt minutes de terror. Pour clôturer la soirée en beauté, GPF, ses kicks saturés et son nombre de BPM complètement dingue viennent rendrent fous les derniers festivaliers.

Réveil difficile mais tardif puisque le hardcore se fait attendre le dimanche. La moitié des festivaliers a déjà foutu le camp, laissant un arrière goût de fin. Casual Gabberz ne débarque qu’aux alentours de 19 heures mais nous régale d’un set très varié, alliant leurs tubes, des célèbres sons gabber et des kicks hardcore bien secs. Malgré quelques problèmes techniques sur la fin, Regain vient s’installer et nous offre de la bonne raw et des drops plus énervés les uns que les autres. Warface continue sur la lignée avec une heure ponctuée de petites phases dubstep entre deux kicks raw. Sefa vient clôturer cette jolie deuxième édition du Cosmos Festival, mais pour ce dernier et Warface, on sait très bien qu’ils sont loin d’avoir tout donné pour ce petit festival.

Décollage réussi

Le bilan de ces trois jours de fête est loin d’être négatif – n’en déplaise aux rageux. Le Cosmos a donné largement de quoi satisfaire son public avec un spot magnifique, un système son de qualité – et réglé aux petits oignons – et surtout, une très belle programmation sur chaque scène. De quoi donner un bel espoir aux festivals français ! Il n’y a qu’une seule chose à dire : à l’année prochaine.

F. Noize sur le Quasar Stage – Crédits : Shloyd Production @shadesofshade_photo
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