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La Journée de la Teuf : saisie et répression malgré la déclaration en préfecture

Après la grande réussite de la première Journée de la teuf, une nouvelle édition a eu lieu ce week-end, sous le signe de la répression.

Un sound system, une programmation au poil – dont, accessoirement, Manu Le Malin -, des conférences et des ateliers autour de la free party : cette deuxième édition de la Journée de la Teuf s’annonçait bien. Le tout déclaré en préfecture, organisé sur la Place de la Bataille de Stalingrad, à Paris, comme l’année dernière.

Mais la veille de l’événement, François Dagnaud, maire du 19ème arrondissement, publie un communiqué de presse alertant sur cette « manifestation revendicative ». Il déclare que les riverains « n’ont pas à subir un déferlement d’infrabasses et de sons hyper-amplifiés toute une journée ».

Le lendemain, à 10h30, des camions de gendarmes arrivent sur place avec l’intention d’annuler l’événement. Après négociations, ils font démonter le système son déjà en place, mais autorisent toutefois la journée revendicative, et laissent les organisateurs mettre de la musique avec deux enceintes de retours. Mais cette faible victoire ne sera que de courte durée : une heure plus tard, les gendarmes sont de retour – pour vous jouer un mauvais tour ? Cette fois-ci, le commissaire ordonne de tout couper. Ils saisissent le reste de matériel en place et embarquent un des organisateurs.

Bilan

Malgré tout, les teufeurs sont venus pour apporter leur soutien. Pas de caisson, mais une ambiance bon enfant digne du mouvement : des enceintes portables diffusent de la tekno un peu partout, les gens partagent, dansent, jusqu’à la convergence des luttes lorsque le cortège des gilets jaunes et des militants écologiques arrivent sur la place.

La Journée de la Teuf se déroule sous le même signe que le Teknival : elle aura eu lieu, mais la répression y aura mis sa touche, ne réussissant pas à gâcher ce qui uni les fêtards et ce qu’ils viennent défendre. Malgré tout, cette journée prouve encore un fois que même lorsque l’on tente de faire les choses dans les règles, les autorités trouvent un moyen d’interdir les rassemblements de musique tekno.

Rendez-vous à la Manifestive, le 8 juin prochain, pour défendre une fois de plus les valeurs de la free party (tout en tapant du pied, évidemment).

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